Le programme AGIR aide les réfugiés à construire un parcours stable vers l’emploi, le logement et leurs droits. Un diagnostic social et professionnel permet d’adapter les démarches à chaque situation. Ce suivi coordonné transforme souvent des formalités complexes en étapes plus lisibles.
Après l’obtention d’une protection internationale, les démarches administratives et les recherches de logement peuvent vite se cumuler. Le programme AGIR propose un accompagnement personnalisé vers l’autonomie et l’insertion professionnelle. L’accès dépend de critères précis et de la présence du dispositif dans le département. Pour préparer une démarche administrative liée au séjour, consultez aussi ce guide sur les rendez-vous en préfecture.
Cette vidéo permet de mieux situer les objectifs du dispositif et son rôle auprès des personnes réfugiées.
Programme AGIR : conditions et objectifs
AGIR signifie Accompagnement global et individualisé des réfugiés. Le dispositif vise les bénéficiaires d’une protection internationale, selon les critères applicables localement. En règle générale, la personne doit avoir obtenu son statut depuis moins de deux ans et avoir signé le contrat d’intégration républicaine. Le parcours relie droits, logement et emploi, au lieu de traiter chaque difficulté séparément.
Qui peut bénéficier du programme AGIR ?
Le programme s’adresse aux personnes réfugiées ou protégées subsidiaires qui remplissent les critères d’accès. La date d’obtention du statut compte pour apprécier le délai de deux ans. La signature du contrat d’intégration républicaine fait aussi partie des conditions annoncées. Un premier échange confirme la situation administrative et les possibilités d’orientation dans le département.
La présence d’un opérateur AGIR dépend du territoire et du déploiement local du dispositif. Il faut donc vérifier les modalités auprès des services compétents ou d’un organisme social. Une personne récemment reconnue réfugiée peut demander si son département dispose d’un guichet dédié. La vérification locale évite des démarches inutiles et permet de connaître les pièces à préparer.
Quels objectifs pour les réfugiés ?
Le dispositif coordonne l’accès aux droits, l’accès au logement et l’insertion professionnelle. Il prend aussi en compte les freins sociaux qui retardent parfois l’autonomie. Un dossier de séjour, une absence de logement ou une difficulté linguistique peuvent se cumuler. Une orientation adaptée aide à hiérarchiser les priorités et à avancer sans perdre de vue l’emploi.
Le suivi peut aider une personne à repérer les services utiles, puis à prendre contact avec eux. Il ne remplace pas les décisions des administrations, des bailleurs ou des employeurs. Son rôle consiste plutôt à clarifier les étapes et à coordonner les interlocuteurs concernés. Le bénéficiaire garde un rôle actif dans son parcours, avec des objectifs définis selon sa situation.
Pour mieux comprendre la place de la culture dans le processus d’intégration, cette lecture complète l’approche sociale du dispositif.
L’intégration entre plusieurs cultures peut éclairer les besoins d’accompagnement et les repères du quotidien.
Parcours d’accompagnement AGIR : étapes et suivi
Le suivi débute par une réunion collective d’information, puis par un diagnostic individuel. Un binôme social et emploi examine les besoins, les ressources et les priorités. Les échanges peuvent aussi associer des acteurs du service public de l’emploi. Cette première analyse donne un cap au parcours et fixe des objectifs pour les trois premiers mois.
Diagnostic, orientation et premières démarches
La réunion collective dure environ une heure et présente les objectifs ainsi que le déroulement du dispositif. Elle permet de poser des questions sur les modalités de suivi. Le diagnostic individuel qui suit dure environ deux heures. Le binôme examine la situation sociale et professionnelle afin de proposer une orientation cohérente.
Le parcours peut privilégier les besoins sociaux, comme l’accès aux droits ou au logement. Il peut aussi mettre l’accent sur la recherche d’emploi et la préparation aux entretiens. Des ateliers aident à améliorer un CV, cibler des entreprises ou utiliser des outils numériques. Les actions choisies correspondent aux objectifs définis ensemble, plutôt qu’à un modèle identique pour tous.
Bilans réguliers et autonomie au quotidien
Un premier bilan a lieu après trois mois de suivi. L’équipe examine les démarches réalisées, les obstacles persistants et les besoins nouveaux. Le parcours peut alors être ajusté selon les résultats et les priorités. Ce point d’étape rend le suivi plus réactif et évite de poursuivre des actions peu utiles.
Un autre bilan intervient au sixième mois, puis le rythme se poursuit tous les trois mois. Cette régularité permet de revoir les objectifs liés au logement, aux droits ou à l’emploi. Une personne qui trouve un poste peut, par exemple, demander un appui pour stabiliser son logement. Les bilans soutiennent une autonomie durable et préparent la fin du suivi.
Pour préparer un premier échange avec un service local, quelques repères pratiques facilitent le parcours.
- Préparez les documents relatifs à votre protection, votre identité et votre contrat d’intégration républicaine.
- Notez vos priorités : logement, accès aux droits, emploi, formation ou maîtrise des outils numériques.
- Présentez les démarches déjà faites et les réponses reçues des administrations ou organismes sollicités.
- Demandez qui coordonne votre parcours et à quelle date aura lieu le prochain bilan.
AGIR ne règle pas seul chaque difficulté, mais il relie des démarches souvent dispersées. Un diagnostic clair, des objectifs réalistes et des bilans réguliers donnent au parcours une direction concrète.

